Il ya une harpe céleste: l'homme de cette harpe est une ressemblance de celle-ci.
–Sankhyayana Aranyaka, VIII, 9
Ce projet a porté fruit au cours de l'année dernière, mais il a été en réalisation durant bien plus longtemps. Il n'est pas toujours facile de trouver les facteurs spécifiques qui génèrent un nouveau travail, ni l'impulsion pour en créer. La superposition entre les questions, complications et les passions qui pourront correspondre aux opportunités ne sont pas toujours évidentes.
Une impulsion a été clair. J'adore la danse. J'adore regarder la danse. J'adore ce que les danseurs font, qui ils sont et ce qu'ils représentent. La danse est un art sous—estimé la NEA nous dit que seulement huit pour cent de la population américaine aura vu un spectacle de danse en direct. Ceci m'a conduit à l'idée de faire une représentation visuelle centrée sur la valorisation de la danse—mais non limité à un seul type de danse—pour essayer de saisir "l'essence" de la danse sous différents angles.
Une seconde impulsion était mon envie innée de faire des portraits. Les meilleurs portraits m'apprennent à chercher longuement, intensément et profondément en mes frères humains. En tant que portraitiste, c'est ce que je m'efforce de faire. Je pourrais faire un portrait de n'importe qui, n'importe où et être heureux de le faire, mais il y a un certain plaisir à avoir un danseur comme sujet.
Une des caractéristiques communes à presque tous les travaux dans lesquels je m'engage, c'est le désir d'inspirer la beauté, de susciter l'imagination créatrice des gens, et de les remplir avec un sens de l'émerveillement voire même d'amour. En fin de compte ce qui m'intéresse ultimement c'est le potentiel sacré de l'art—un travail qui non seulement embelli mais aussi béatifie.
William Carlos Williams disait que les poètes écrivent pour une seule raison, témoigner de la splendeur. C'est aussi pourquoi, je pense, que les danseurs dansent. Susan Sontag, a une fois souligné que 'aucun art ne se prête si bien que la danse ne le fait pour exprimer les métaphores de la vie spirituelle (la grâce, l'élévation )...' Mais je crois aussi que certains difficiles et rudes métaphores à la vie ici-bas (la gravité, l'effort, à défaut, la baisse) sont aussi importants à ce que la danse et des danseurs qui sont. Pour paraphraser Simone Weil, de la grâce est aussi la loi du mouvement descendant, certaines personnes sont à la hauteur.
Je ne suis pas un danseur, même si je suis mariée à une danseuse—Wendy Whelan. Avoir cette femme exceptionnelle et cette grande artiste à mes côtés a été, et continue d'être, l'un des plus grands privilèges de ma vie. La connaître et être témoin de la splendeur de son implication dans sa vie et son travail a influencé ma propre vie ainsi que travail de manières qui sont à la fois les plus simples et les plus difficiles à exprimer.
–David Michalek

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Karole Armitage
"Il y avait certaines choses que je pensais être incroyable au ralenti qui se sont avérées ennuyeuses, et d'autres qui ont étés plutôt intéressantes. J'ai essayé de faire le mouvement qui ferait en sorte de faire voler le tissu. J‘ai effectué un saut pour que le tissu prenne des formes ondulées et animées. J'ai aussi essayé de faire de grandes courbes et de trouver des positions où le tissu pourrait continuer à tomber comme ces vagues incroyables."
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Alexandra Beller
Pour le film je pense l’avoir suffisamment corsé, de manière a ce qu’il soit charnu, passionné et avide de circulation. Je le voulait: grandiose, volant, tournoyant, tombant, avec des cheveux volants—un genre un peu animal. Après l’avoir vu au ralenti, je me suis rendu compte que s’était si beau. Bien sûr, vous dites que vous voulez un mouvement fluide, mais en tant qu'être humain avec autant d'os et d’articulations, ce n'est pas aussi facile qu'il ne le semble, mais tout d'un coup, ça y est totalement liquide. Il y avait une perle de sueur qui s'égouttais vers le bas à un moment donné. Quand vous prenez les détails sans tenir compte du temps, ils paraissent tellement surprenant et magique." |
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Roxane Butterfly
"J'ai vu un aspect de moi que je ne pouvais pas soupçonner, J'étais complètement retiré du son. Le son est d'une grande partie la façon dont je suis perçue comme danseuse. Dans un sens, on pouvait entendre l'écho, imaginer ce que le son pourrait être par le biais de la composition des mouvements, du visage, de peau, des pieds, des mains, et de la texture. Quand je danse, les gens me disent que je flotte, mais j'ai toujours l'impression que je suis collé au sol, je me sens toujours lourde. Mon objectif est justement d'arriver au point où je pourrai voler, j’ai vu ça, et j’ai pensé 'je vole!'"
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Gabriel "Kwikstep" Dionisio
"Quand je suis en train de faire des headspins j’ai l’impression que le temps s’arrête, les gens s’aperçoivent ce que ca me prend de garder cette position. J'ai appris comment le corps s'ajustais automatiquement pour se lancer dans la formation, et la façon dont il tire avantage de la force centrifuge. En regardant ma danse au ralenti, je pense que le public sera en mesure d'apprécier la forme artistique du break." |
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Bill Shannon (Crutchmaster)
"Dans le film, je fais des mouvements d'un style fileté. Je fais en sorte que mon bras traverse sur ma poitrine, la béquille descend à un angle de 45 degrés par rapport au sol, puis je fais glisser ma jambe entre mon bras et la béquille—j'enfile mon bras à travers un triangle. Le montage étant bizarre, on dirait que je tourne sur moi-même ou autour de quelque chose, c'est un peu drôle. J’ai essayé de rester dans des limites ce qui a changé la danse. J'ai fait les choses assez serré, mais le résultat aurait été le même si je faisais les choses de façon plus ouverte. La transition a été élargie au ralenti parce que d'habitude vous n'avez jamais vraiment l'occasion de voir le mouvement. La suite est là, c'est juste marrant à regarder."
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Eiko and Koma
Eiko
"Habituellement, nous avons une heure, et ici, nous avions cinq secondes. Nous avons du danser beaucoup plus vite que d'habitude parce que sinon, ce qu'il fait est si lent que ça aurait fait un effet d'immobilité. Quand je fais quelque chose comme ça, je me concentre sur l'ensemble. J'ai vu les noms des personnes qui font cela, c'est l'ensemble des gens de notre domaine qui participe à ce projet. Je n'ai pas assisté à beaucoup de concerts-marathon, mais ce projet nous donne un accès rapide à prendre en compte les autres et à nous faire entendre auprès d'eux. Nous existons tous au même moment."
Koma
"Danser dans une performance et danser pour une caméra sont deux choses différentes. La caméra saisit le geste, la forme, mais elle ne peut pas capturer l'esprit du danseur. Eiko et moi ne nous considérons pas comme slow dancers. Les gens me demandent: 'pourquoi vous faite ça si lentement?' Nous répondons: 'nous ne le faisons pas, nous ne faisons que tenter de créer des mouvements que les gens aiment.'"
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Bill T. Jones
"J'essayais de faire quelque chose avec des ondulations et des changements directionnels qui donneraient une idée de la façon de laquelle je bouge—la partie supérieure de mon corps faisant une chose, les jambes en faisant une autre. Mais quatre secondes, ce n'est pas beaucoup de temps pour faire quoique ce soit. Ceci était une révélation. Nous sommes si nus lorsque nous bougeons. C'était une chose horrible que de soumettre un artiste à son ego, mais finalement je crois que c'est justement ça qui est très beau concernant ce projet. C'était l'une des choses les plus difficiles que j'aie jamais fait. Si un seul élément tombait à l'eau, tout était à refaire. C'était un genre de test Zen."
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Glen Rumsey (Shasta Cola) and Elizabeth Streb
Glen Rumsey
"J'ai mis un chiffon de soie à l'ancienne, une longue robe de chambre et je tourne. Ca ressemble presque à de l'eau. Je créée rarement des mouvements pour Shasta, elle est surtout une personne qui improvise. Parce qu'on avait un temps spécifique pour faire notre mouvement, j'ai dû y penser, 'je veux faire un changement de niveau, faire un tour ou deux, et je tiens à finir en faisant un mouvement de surélévation.' C'était passionnant, j'était comme 'qui est ce?' ça semble angélique et comme un rêve."
Elizabeth Streb
"C'était si douloureux pour moi de me regarder au ralenti. Les danseurs sont comme des magiciens qui sont capables d'avoir un tour de passe-passe, ce sont eux qui dirigent votre regard. Je pense qu'il est possible d'imposer la surprise [afin] que le public dise 'comment faites-vous cela?' Parce qu’ils ne peuvent pas voir mécaniquement comment vous l'avez fait. C'est un peu comme si vous dupez les gens qui regardent l'oeuvre avec un système de chronométrage où ils ne remarquent pas que quelque chose se passe si vite. Alors, quand tous ces moments sont au ralenti, ça montre tout ce que je cherche à cacher."
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Wendy Whelan
"Ce que j'ai fait pour la camera était une simple combinaison de classe. Je trouvais que moins j'en faisais mieux c'était pour moi. C'était principalement 'sissons' [un type de saut]. Quand je me suis regardée, je me suis sentie jeune et pleine d'espoir et atteignant le sommet, mais certainement imparfaite—chose qui ne me dérange pas. Je savais que je devais laisser les choses aller. Je sentais que chaque personne avait reflété un petit poème dans son film. Tout le monde avait une histoire et une atmosphère en particulier. Ils sont tous si différents et je suis tombée amoureuse de chacun d'entre eux de manière différente. Tomber en amour de l'essence de quelqu'un. "
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